Sinnamary ville maternelle

La cité est située le long du fleuve Sinnamary qui est le cinquième fleuve de Guyane ; long de 260 km. Il prend sa source dans le massif central guyanais au nord de Saül. Il est aussi le plus profond de Guyane. Il est composé de 28 criques et de 39 sauts. La commune est située à 63 km de Kourou et à 112 km de Cayenne et est bordée par la mer au nord. Le point culminant est la montagne Plomb (355 m), située au sud de la commune1. Il existe également un grand lac créé par la retenue d'eau du barrage de Petit-saut, partagé avec la commune de Saint-Élie. Elle a pour limites :

Au sud le bassin versant de la crique Tigre jusqu'au confluent de la rivière de Sinnamary et de la crique Plomb, puis cette dernière jusqu'à la ligne de partage des eaux entre les rivières de Sinnamary et de Kourou;

A l'ouest la crique Yiyi prolongée jusqu'à la grande crique de Counamama jusqu'au bassin versant de la crique Tigre ;

A l'est la crique Malmanoury. La commune englobe ainsi les hameaux de la pointe Combi, de la savane Manuel et de Corossony, encore habités aujourd'hui.

L'Anse, autrefois principal lieu habité, et les hameaux de Renner et de Malmanoury, dont la population a été expropriée lors de l'installation du Centre Spatial Guyanais, sont maintenant déserts.

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Histoire
 
Sinnamary était à l'origine un village amérindien. Les premiers colons arrivèrent vers 1770.
 
Pendant la Révolution française les Thermidoriens y déportèrent d'abord Billaud-Varenne et Collot d'Herbois; ensuite le Directoire après son coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre1797) y déporta ses ennemis politiques d’alors : François Barthélemy , François Barbé-Marbois, André-Daniel Laffon de Ladebat, Guillaume Alexandre Tronson Ducoudray, le Général Pichegru, l'abbé Brottier, Antonin Murinais, Josèphe Rovère, Victor-Amédée Willot, François Aubry, Jean-Pierre Ramel, Lavilleurnois, Isaac Delarue et François Bourdon de l'Oise; deux autres convois en 1798 y déportèrent 312 autres proscrits, principalement des prêtres réfractaires et des journalistes. Sur le total de 328 déportés par le Directoire à Sinnamary, 180 moururent sur place dans les mois qui suivirent leur arrivée .3
 
Dans les années 1850, la découverte d'or y fit venir de nombreux prospecteurs.
 
En 1933, un établissement pénitentiaire y fut créé pour accueillir des prisonniers indochinois.
 
En 1956, l'État construisit le pont de Madame de Maintenon qui permit de relier les deux rives du fleuve Sinnamary.
 
Des sites archéologiques très anciens ont récemment été révélés lors des opérations de terrassement du futur site Soyouz.

Histoire

 

Sinnamary était à l'origine un village amérindien. Les premiers colons arrivèrent vers 1770.

Pendant la Révolution française les Thermidoriens y déportèrent d'abord Billaud-Varenne et Collot d'Herbois; ensuite le Directoire après son coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre1797) y déporta ses ennemis politiques d’alors : François Barthélemy , François Barbé-Marbois, André-Daniel Laffon de Ladebat, Guillaume Alexandre Tronson Ducoudray, le Général Pichegru, l'abbé Brottier, Antonin Murinais, Josèphe Rovère, Victor-Amédée Willot, François Aubry, Jean-Pierre Ramel, Lavilleurnois, Isaac Delarue et François Bourdon de l'Oise; deux autres convois en 1798 y déportèrent 312 autres proscrits, principalement des prêtres réfractaires et des journalistes. Sur le total de 328 déportés par le Directoire à Sinnamary, 180 moururent sur place dans les mois qui suivirent leur arrivée. 

Dans les années 1850, la découverte d'or y fit venir de nombreux prospecteurs.

En 1933, un établissement pénitentiaire y fut créé pour accueillir des prisonniers indochinois.
En 1956, l'État construisit le pont de Madame de Maintenon qui permit de relier les deux rives du fleuve Sinnamary.

Des sites archéologiques très anciens ont récemment été révélés lors des opérations de terrassement du futur site Soyouz.

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